Tout a commencé par une envie assez simple : donner à voir mes univers.
Lorsque j’imagine un personnage, un lieu ou même une plante, j’ai toute une image qui se construit autour. J’avais envie de pouvoir partager cette vision autrement qu’avec des mots. De permettre de découvrir un élément de mes univers en image et, peut-être, de donner envie d’en apprendre davantage sur lui.
À ce moment-là, je ne pensais pas encore créer de véritables cartes.
D’une image à une carte
Je suis moi-même collectionneuse de TCG, tout comme Zephyr, mon partenaire de toujours. J’ai donc commencé à chercher s’il existait un moyen de créer quelques cartes simplement pour nous.
C’est comme cela que j’ai découvert Card Creator, un logiciel permettant de concevoir ses propres cartes.
Et forcément, une nouvelle idée a commencé à germer.
Pourquoi me contenter de mettre mes illustrations sur des cartes ?
Et si celles-ci devenaient réellement une nouvelle porte d’entrée dans les univers de Rêve de Plume ?
Petit à petit, le projet a pris une autre dimension. Ces cartes pourraient permettre de découvrir mes personnages, mes lieux et bien d’autres éléments de mes histoires, mais elles pourraient aussi avoir une utilité pour moi.
J’ai beaucoup d’univers et d’idées qui évoluent simultanément. À mesure qu’ils grandissent, les détails à retenir deviennent nombreux et le risque de finir par me contredire sur l’un d’entre eux existe.
Les cartes pourraient donc également devenir de petites fiches récapitulatives et une manière de matérialiser progressivement l’avancement de mes différents univers.
Il ne restait plus qu’à trouver comment construire tout cela.
Que doit raconter une carte ?
Lorsque j’ai commencé mon premier template, je ne connaissais pas encore toutes les données exactes qui apparaîtraient sur chaque carte. En revanche, je savais déjà quel type d’informations je voulais retrouver.
Le recto devait avant tout laisser parler l’image.
C’était la raison même pour laquelle j’avais commencé ce projet : montrer mes univers. Il était donc hors de question de réduire l’illustration à une petite fenêtre entourée d’informations.
Je voulais qu’elle occupe autant de place que possible.
Quelques éléments devaient néanmoins permettre d’identifier immédiatement la carte : son nom, son numéro, sa rareté, son type… mais sans voler la vedette à l’illustration.
Le verso répondait à une logique différente.
Mes cartes ne sont pas pensées comme un jeu dans lequel chaque carte doit posséder exactement le même dos afin que personne ne puisse savoir ce que les autres joueurs ont en main.
Je veux créer des cartes à collectionner et à découvrir.
Le verso peut donc avoir sa propre identité et contenir des informations. Certaines permettent d’identifier la carte tandis que d’autres sont directement liées à ce qu’elle représente.
J’ai également commencé à réfléchir à ce qui pourrait être commun à toutes mes collections et, au contraire, à ce qui n’aurait de sens que dans certains univers.
Je vais toutefois garder quelques réponses pour moi.
Après tout, vous montrer les coulisses ne signifie pas que je dois déjà vous révéler tout ce qui se cache derrière le rideau.
Il était maintenant temps de transformer toutes ces idées en quelque chose de concret.
Recto
Verso
Mes premiers cobayes avaient des moustaches
Card Creator s’est révélé assez simple à prendre en main.
Après quelques essais pour comprendre son fonctionnement, j’ai pu commencer à travailler réellement sur mon premier template. Le logiciel propose une base que j’ai pu modifier pour construire mon recto.
Et pour tester mes modifications, j’avais besoin d’une image.
J’aurais pu choisir un personnage de Rêve de Plume.
J’ai choisi… mes chats.
Ils sont donc devenus, sans vraiment avoir leur mot à dire, les premiers cobayes de mes cartes TCG.
À chaque modification, leur photo me permettait de voir immédiatement ce que donnait le résultat. Le recto ne m’a d’ailleurs pas posé énormément de problèmes : quelques ajustements des bordures en deux ou trois essais ont suffi pour obtenir l’espace que je souhaitais consacrer à l’image.
Le verso m’a demandé une réflexion différente.
Il fallait décider où les différents textes seraient placés et surtout quelle quantité d’espace réserver à chaque information. Certaines n’ont besoin que de quelques mots tandis que d’autres doivent pouvoir s’étendre davantage.
C’est cette structure encore en plein travail que vous pouvez voir sur la seconde image. Pas de véritables informations ni de design définitif : juste mes chats, des zones de texte et mes premiers choix de disposition.
Un premier problème auquel je n’avais pas pensé
C’est en commençant à tester l’apparence réelle du verso que j’ai rencontré une contrainte qui allait devenir importante pour la suite.
Le texte doit rester lisible.
Dit comme cela, ça paraît évident.
Mais lorsqu’un fond comporte à la fois des parties très claires et très sombres, les choses se compliquent rapidement. Une couleur d’écriture parfaitement lisible dans une zone peut quasiment disparaître quelques centimètres plus loin.
J’en ai donc tiré une règle pour la suite de mes essais : le fond doit permettre à une seule couleur d’écriture de rester lisible partout.
Cela paraît être un petit détail, mais c’est exactement le genre de chose que je découvre en construisant réellement les cartes.
Et c’est aussi pour cela que je ne considère pas encore mon template comme totalement terminé.
Un template prêt… à être testé
Aujourd’hui, j’ai une base suffisamment aboutie pour commencer à créer mes premières véritables cartes.
Cela ne veut pas dire qu’elle est définitive.
Le recto est déjà bien établi, tandis que le verso peut encore évoluer. C’est maintenant en l’utilisant sur de vraies cartes que je vais pouvoir découvrir les problèmes auxquels je n’ai pas encore pensé : une information qui demande finalement davantage de place, une disposition qui fonctionne moins bien dans certaines situations ou simplement une idée qui paraît bonne sur un template vide et beaucoup moins une fois confrontée à la réalité.
Je pourrais probablement continuer à modifier cette base encore longtemps avant de commencer.
Mais à un moment, il faut aussi accepter de la mettre à l’épreuve.
Ces premières cartes vont donc autant servir à faire grandir mes collections qu’à tester les choix que j’ai faits jusqu’ici.
Je ne sais pas encore quelle sera exactement la version définitive.
Et finalement, c’est aussi pour cela que j’avais envie de commencer à vous ouvrir les portes des Coulisses de l’Atelier maintenant : vous montrer mes créations pendant qu’elles prennent forme, avec leurs essais, leurs changements et leurs problèmes, plutôt que de vous présenter uniquement le résultat une fois tout terminé.
Dans la deuxième partie, je vous parlerai d’une autre étape : la création du design générique de mes cartes, et des choix qui ont commencé à donner une véritable identité visuelle à ce template encore bien vide.
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